Après le succès de la première édition l’an passé, le Portivechju Film Festival franchit à partir d’aujourd’hui un nouveau cap.
Ce soir à 19 heures aura lieu la cérémonie d’ouverture du Portivechju Film Festival version 2025. Une édition placée sous le signe de l’émotion avec un hommage particulier à sa présidente trop tôt disparue Émilie Dequenne. À l’évidence, au regard des rendez-vous qui sont proposés jusqu’à dimanche, jour de clôture, il est aisé d’affirmer que cette deuxième version a déjà changé de dimension. Fabien Santoni et son association Cinema Paradisu qui organise le PFF avec le soutien de la Commune de Portivechju, la CCSC et le Portivechju Turisimu a évoqué ce grand rendez-vous du cinéma qui débute ce jeudi.

Fabien Santoni en quoi cette version 2025 du Portivechju Film festival diffère-t-elle, tout en étant dans la continuité, de la précédente ?
Elle est un peu différente du fait, déjà, de son format avec deux jours de plus. Nous avons aussi doublé le nombre de films, mais on sera quasiment similaire dans l’esprit, car la formule demeurera identique à la première édition. Nous avons toujours la partie cinéma en avant-première. Cette année, nous avons créé une programmation musicale car cela nous paraissait important et la partie master class qui existe toujours. Globalement, nous avons tout augmenté, mais dans l’esprit cela demeure le même événement. On garde notre ADN ce qui nous permet d’avoir une vision de notre développement sur les années à venir. Il y a une réelle complémentarité dans ce qui fait le PFF, à savoir la partie professionnelle, la partie diffusion ouverte au public, et enfin la partie festive. Ce sont là les trois piliers de notre Festival.
Dans ce PFF 2025, on peut dire qu’il n’y a que des temps forts, mais si on doit en ressortir quelques-uns ?
Évidemment, c’est un exercice très compliqué. Nous aurons bien entendu les cérémonies d’ouverture et de clôture. Il y aura une émotion particulière, car nous allons dédier ce Festival à Émilie Dequenne. Nous allons lui rendre hommage et nous allons créer le prix qui portera son nom. Ce prix permettra de mettre en avant les femmes du cinéma. Nous aurons des Master Class de très haut niveau avec notamment celle d’Éric Toledano et Olivier Nakache, le vendredi à 14 heures. Cela donnera l’occasion de rencontrer ces personnalités du cinéma pour donner aux jeunes l’envie de faire ce métier. Cela peut aussi intéresser les professionnels ; nous tenterons en cette occasion de comprendre la recette du succès de ce duo. Il y aura le film Moi qui t’Aimais le samedi soir avec une équipe magnifique Marina Foïs et Roschdy Zem. C’est une véritable chance pour la deuxième année du PFF d’avoir des équipes complètes qui viennent sur le Festival. C’est un pas supplémentaire franchi quand on gagne la confiance des distributeurs. Et puis on lance cette année les séances de nuit et pas avec n’importe quel film, à savoir « Vade Retro » d’Antonin Peretjatko.
Il y a aussi des personnalités dans des domaines différents avec l’affichiste Laurent Luffroy et le prix Nobel Jean Jouzel ancien vice-président du GIEC ?

Pour Laurent Luffroy, nous sommes très heureux, dans un premier temps, qu’il ait fait l’affiche du PFF 2025, et puis surtout qu’il soit parmi nous. Il compte plus de 800 affiches à son actif avec des anecdotes pour chacune d’entre elles. Il a directement travaillé avec des réalisateurs. Cette année. Comme chaque année, on intervient avec des Keynotes qui peuvent avoir, de près ou de loin, avoir des liens avec le cinéma. Pour cette édition 2025, nous avons voulu faire le lien avec un film d’animation qui s’appelle Arco, qui au passage fait partie avec Vie Privé des deux films qui sont à notre programmation et qui sont présélectionnés pour les Oscars, avec le climat. Arco c’est vraiment le coup de cœur du PFF. Nous avons voulu faire le lien entre Arco, qui parle de la terre en 2075, devenue pas très vivable, et Jean Jouzel qui nous donnera un éclairage particulier sur ce sujet très sensible. Tout cela sera ramené à la représentation au cinéma de l’évolution du climat et de ses effets.
Comme vous l’avez dit précédemment, le prix Emilie Dequenne sera en termes d’émotion un moment à part ?

Tout à fait. On va lui dédier cette édition. L’idée, c’est de s’inscrire dans la durée, car Émilie était là dès la création du Festival et elle l’a beaucoup encouragé. On compte récompenser chaque année une femme forte, une femme inspirante, à l’image d’Émilie qui fait partie du cinéma français en tant qu’actrice, mais aussi réalisatrice et productrice. On a envie qu’Émilie nous accompagne encore longtemps.