La Maison de l’Architecture de Corse (MAC), reconnue d’utilité générale, intervient auprès du grand public afin de diffuser la culture architecturale à la croisée des chemins entre le public et le monde professionnel, les institutions et les collectivités.
Au travers de son programme d’actions la Maison d’Architecture de Corse tente de donner des pistes dans l’espoir d’un mieux vivre ensemble.
Dans cette optique, la MAC organise une résidence d’architecture à L’Animu, la présentation s’est déroulée ce matin en présence de Nathalie Apostolatos adjointe en charge du Patrimoine Bâti et Paysager, de Michèle Barbé, la présidente de la Maison de l’Architecture de Corse, de l’architecte et de l’artiste lauréats David Vernet et Yasmine Madec. Cette résidence a pour objectif de créer de nouveaux linéaires contemporains d’architecture sur le territoire de la Corse du Sud. Ces parcours ont pour objectif d’initier les habitants à la fabrique d’une architecture contemporaine, mais aussi de faire évoluer les politiques publiques à travers une réflexion sur les usages, les matériaux, le croisement entre architecture et art, ainsi que sur l’avenir de nos patrimoines et de nos paysages.
Se réapproprier le territoire
Michèle Barbé, la présidente de la Maison de l’Architecture de Corse a évoqué cette résidence dans les locaux de l’Animu: » Suite à un appel d’offre lancé par la Maison de l’Architecture de Corse et le réseau de Maisons de l’Architecture on a un architecte et une artiste qui vont présenter leur projet. Ils ont été choisis parmi d’autres candidats et vont ouvrir un dialogue. Nous avons aujourd’hui la présentation d’une résidence d’architecture, qui a pour objectif de médiatiser l’architecture contemporaine en Corse. Il s’agit d’expliquer ce qu’est l’architecture contemporaine car le citoyen ne sait pas trop ce que cela représente et sa réaction par rapport à elle se résume de la manière suivante: » c’est beau ou ce n’est pas beau ». En fait, l’architecture contemporaine répond à des usages d’aujourd’hui, on le voit au travers du dérèglement climatique mais aussi au travers de tout ce qui est lié à la mobilité, ainsi que le rapport à l’espace public. Et puis on voit que les villes ont été désertés au profit des périphéries. Aujourd’hui on se rend compte qu’il y a une perte d’identité car les grandes surfaces sont un peu les mêmes dans le monde entier. Il s’agit de se réapproprier un territoire au travers de l’architecture. Il faut nourrir la pensée du citoyen pour que lui-même ait envie de changer les choses car je pense que c’est par la base que tout peut évoluer ».