Humoriste, acteur, imitateur et aussi réalisateur, Jérôme Commandeur a présenté, en avant-première, jeudi soir à Portivechju, son dernier film T’as Pas Changé qui sortira en salle le 5 novembre prochain. Une comédie, pour son troisième long métrage, qui met en scène d’anciens lycéens en mode retrouvailles.
Avec Jérôme Commandeur, dont la mère est italienne donc d’une culture proche, nous avons évoqué sa venue au Portivechju Film Festival, sa vision de l’humour et bien entendu son dernier film: « J’ai un principe que je tente de toujours appliquer quoi que je fasse, on rit toujours avec et jamais contre. Je me foutais de la gueule de ma grand-mère, j’en mettais une elle m’en remettait une et on rigolait beaucoup car on s’adorait. On ne prend jamais quelqu’un et on lui tape dessus avec un marteau, je n’y crois pas du tout et tous ceux qui s’y essaient le public le sent et est moins à l’aise. J’ai ce que j’ai essayé de faire avec T’as Pas Changé.

Avec ces quatre quinquas qui sont à côté de leurs pompes dans ce film qui est un aller retour entre les années 90 et aujourd’hui. C’est le bilan d’une génération. J’adore ce mélange avec cette capacité de rire tout en ayant une boule dans la gorge. C’est en même temps drôle et triste. C’est un film sur les corps qui changent et la capacité à accepter ces changements. La morale du film, c’est qu’au fond tout est OK. Il y a tout ce que l’on a dit et puis au fond c’est la vie »
« Les artistes y pensent car on est dans la fragilité »
Et Jérôme Commandeur d’évoquer son succès à travers toutes les générations: » Je n’aime pas porter un regard, j’aime bien être dans le faire il permet de ne pas se poser de questions. Je commence déjà à penser à la suite. Je sens une gentillesse, un amour des gens très convivial très sympathique. Après je fais le lien avec le film et avec Laurent Lafitte qui y interprète un chanteur complètement ringard où le succès est vraiment parti. J’y ai mis un peu de moi. Car quand le public vous fait le cadeau de son amitié, il y a des fois où je me dis et si cela s’en va un jour comment tu fais. Les artistes y pensent car on est dans la fragilité. On s’est battu pour en arriver là et après il faut se battre pour maintenir le rythme. Donc c’est plus cela qui m’angoisse. Je suis un peu coupeur de cheveux en quatre ».
Pour conclure sa relation avec la Corse et Portivechju Film Festival: « La Corse je l’ai faite en une fois mais j’y ai passé un peu plus de deux mois du côté de la Balagne pour y tourner le Flambeau. J’y ai des souvenirs fabuleux d’une vraie colonie de vacances. La Corse est un des plus beaux endroits du monde. Ma présence ici au Portivechju Film Festival est importante car elle permet de rencontrer le public. Je fais comme une tournée de one man show, je me mets dans la salle et j’écoute ».