« A Fiera di U Vinu : un moment d’échanges autour de 80 vignerons »

Le samedi 10 avril sera  inaugurée, à 10 heures, sur la Marine de Portivechju la 33e édition di A Fiera di U Vinu. Durant deux jours plus de 80 vignerons vont faire découvrir leur production.

En amont de cette ouverture officielle, tout commencera dès le jeudi 8 avril avec une conférence et une soirée festive avant d’enchaîner le lendemain vendredi par le grand concours régional des vins corses à L’Animu et une Masterclass dédiée aux professionnels.

Une manifestation qui fait escale pour la première fois en Corse du Sud et plus exactement à Portivechju après l’édition 2024 qui avait marqué, à L’Isula, le début de l’itinérance insulaire de cette manifestation devenue incontournable au fil des décennies et dont le berceau demeure Luri.

Pour évoquer cette grande première à Portivechju, Lisandru Leccia, le président, depuis 2024, di A Fiera di U Vinu.

Lisandru Leccia préside a Fiera di u vinu depuis l’an passé

Lisandru Leccia, depuis 2024, a Fiera di U Vinu se décentralise pourquoi cela et pourquoi avoir choisi Portivechju pour 2025 ?

On a acté en 2023, cette volonté de rendre A Fiera di u Vinu, qui depuis 1989 était implantée à Luri, itinérante. C’est une manière d’aller à la rencontre des amateurs de vin et bien entendu des vignerons qui depuis des années se sont rendus à Luri. Pourquoi le choix de Portivechju et bien tout simplement, au-delà même de la richesse du terroir, il y a des similitudes entre Luri sur la marine de Santa Severa, Lisula où nous étions l’année dernière et Portivechju avec cette proximité terre-mer, la mer symbolisant cette volonté d’ouverture sur l’extérieur qui se caractérise par la venue de vignerons continentaux.

Que représente aujourd’hui a Fiera di u Vinu ?

C’est un moment d’échanges où l’on va retrouver 80 vignerons qui vont pouvoir mettre en avant toute la vitalité de ce secteur, montrer ce qu’ils font. Et puis il y a ce plaisir d’être ensemble pour évoquer le développement et la qualité de nos vins ,car en fait on ne se voit pas souvent, et donc il y a, également, ce souci de gagner en informations. Bien entendu le fait rencontrer le public en direct et d’avoir cette relation particulière pour faire découvrir les domaines est un moment d’une grande richesses.

Jean-Christophe Angelini annonçait la tenue de la 33ème édition à Portivechju

Que va t’on y trouver pour cette version 2025 ?

On aura dès jeudi soir une conférence suivie d’un moment festif au cœur de ville de Portivechju. Vendredi se déroulera le grand concours régional qui permettra d’établir à l’issue de la délibération du jury, composé de sommeliers et de professionnels, le palmarès 2025. On aura dans la foulée une Masterclass pour les professionnels avant l’ouverture de la foire sous chapiteau samedi avec le village des vignerons  avec une mise en scène un peu particulière pour qu’il y ait une meilleure visibilité pour l’ensemble des participants.

C’est aussi un moment où l’on peut dresser un état de la viticulture corse ?

Bien entendu car A Fiera di U Vinu permet de mettre encore plus en lumière le dynamisme et la vitalité de la viticulture corse où nous avons beaucoup de domaines et beaucoup d’étiquettes. Pour autant nous avons, encore, un cap à franchir, notamment pour aller encore plus vers l’export. C’est important car nous sommes nombreux et puis le marché corse est quand même, qu’on le veuille ou non, limité et par conséquent il convient d’élargir nos débouchés.

Une viticulture corse qui bénéficie de la montée en puissance de jeunes vignerons et surtout vigneronnes ?

C’est une vraie force car les jeunes vigneronnes et vignerons ont d’autres envies et une autre vision du monde. Il est évident que l’on ne parle pas aux mêmes clients que nos parents, on ne vinifie pas non plus de la même manière parce que les habitudes de consommation ont changé. Aujourd’hui 90% des vins achetés sont consommés dans les deux jours, même si nous avons encore des amateurs de vin qui ont cette envie de conserver des millésimes mais ce sont, également, des vignerons et des cavistes qui conservent les vins. D’une manière générale il y a, à la fois l’aspect patrimonial du vin et cette volonté d’évoluer et de créer autre chose en partant, parfois, d’une feuille blanche.

Qu’est ce qui peut caractériser le mieux aujourd’hui les vignerons corses ?

Le fait sans doute de continuer le travail initié par nos parents ou nos prédécesseurs et  dans le même temps d’explorer d’autres voies. Je pense qu’aujourd’hui les vignerons corses ont ce côté explorateur, cette volonté d’évolution. C’est peut être ce qui les caractérise le mieux.

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